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Auktionsarchiv: Los-Nr. 105

LÉOPOLD SURVAGE (1879-1968)

Schätzpreis
40.000 € - 60.000 €
ca. 51.854 $ - 77.781 $
Zuschlagspreis:
56.721 €
ca. 73.530 $
Auktionsarchiv: Los-Nr. 105

LÉOPOLD SURVAGE (1879-1968)

Schätzpreis
40.000 € - 60.000 €
ca. 51.854 $ - 77.781 $
Zuschlagspreis:
56.721 €
ca. 73.530 $
Beschreibung:

LE BAISER, 1913 Huile sur toile 55,5 x 46 cm Provenance: - Galerie de Seine, Paris, 1975 - Collection particulière, Belgique Expositions: - Musée d'art moderne, Troyes, 15/01-15/03/1993 - Musée Matisse, Cateau-Cambrésis, 03/04-05/05/1993 - Galerie d'Art du Conseil Général des Bouches-du- Rhône, Aix-en-Provence, 11/10-30/12/2001 Bibliographie: - La Galerie des Arts: "Pourquoi Survages ?", 1969, p.17 - Jeanine Warnod, "Survage", 1983, p. 47 Léopold Survage arrive à Paris en août 1909. Les oeuvres de Paul Cézanne et de Paul Gauguin jouent rapidement sur lui un rôle révélateur. Il possède déjà les rythmes de l'un et la spiritualité de l'autre et développe comme chez ces deux maîtres un esprit de synthèse. Cézanne et Gauguin, dira Survage, "...constituent le point de départ de mon activité de peintre". A la lumière traduite par les couleurs du spectre solaire, Cézanne découvre que l'objet ou le corps n'est qu'un porteur de rythmes. Gauguin, en renouant avec les grandes époques spiritualistes, cosmiques aura donné au formalisme plastique un sens de la nécessité d'un contenu spirituel. Rythmes et spiritualité restent dès lors les dominantes de son oeuvre. Il est vain de classer cet artiste dans un courant artistique, tant le style qu'il développe est personnel. Il ne se sent pas cubiste, même s'il tente d'élargir et de compléter ce mouvement. Sa préoccupation première est le rythme, c'est-à-dire l'interférence des lignes de force entre objets qui déterminent la composition. Sur une surface en deux dimensions, il établit un réseau d'objets réunis par le prolongement de leurs contours et de leurs lignes de structure intérieure. De cette organisation naît le rythme qui selon lui, étant un morcellement de l'infini, nous ramène finalement à ce qu'on nomme "la Création du Monde". C'est là le côté cosmique de l'art dont la seule expression possible est la métaphore. Dans "Le Baiser" de 1913, le couple s'imbrique corps et âme. La tête de l'homme dans la continuation de son bras rejoint la chevelure de la femme nue qui boucle le cercle. On ne sait plus qui est qui, sous l'effet de l'éclatement de ces êtres, à la fois unis et morcelés. Le peintre transmet une forte émotion par ces artifices plastiques. Son art, dit-il, "...n'est pas fondé sur les lois optiques mais sur des intuitions brusques, des forces extérieures qui agissent sur nous sans que nous en ayons vraiment conscience". Léopold Survage arrives in Paris in August 1909 and the works of Paul Cézanne and Paul Gauguin rapidly play on his style a revealing influence. He already displays the rhythms of the former and the spirituality of the second and also develops a global approach, as both old masters did. Cézanne and Gauguin, Survage later said, "...are the starting point of my work as a painter". In the light translated into the colours of the solar spectre, Cézanne discovers that body or object is only a carrier of rhythms. Gauguin, by reviving the great spiritualist and cosmic eras, gives to plastic formalism a sense of the need for spirituality. Rhythm and spirituality henceforth prevailed throughout his painting career. It is a vain attempt to try and classify this artist in any movement, given the very personal style of his painting. He doesn't see himself as belonging to Cubism even if he tries to expand and supplement it. His chief concern is rhythm, i.e. the collision and mutual influence between the objects that set up the composition. On a two-dimension plane, he sets up a network of objects united through the extension of both their contours and the lines of their inner structure. From this organisation was given birth to rhythm. According to Survage, rhythm was a parcelling out of the infinite that in the end brigs back to what can be called The Creation Of The World. That here is the cosmic aspect of art, which can only be expressed though metaphor. In "Le Baiser" (1913) the couple fits into each other body and soul. The man's head is set in the continuity of his arm whic

Auktionsarchiv: Los-Nr. 105
Auktion:
Datum:
28.03.2013
Auktionshaus:
Bonhams - Cornette de Saint Cyr
6 Av. Hoche
75008 Paris
Frankreich
info@cornette-saintcyr.com
+33 (0)1 47271124
Beschreibung:

LE BAISER, 1913 Huile sur toile 55,5 x 46 cm Provenance: - Galerie de Seine, Paris, 1975 - Collection particulière, Belgique Expositions: - Musée d'art moderne, Troyes, 15/01-15/03/1993 - Musée Matisse, Cateau-Cambrésis, 03/04-05/05/1993 - Galerie d'Art du Conseil Général des Bouches-du- Rhône, Aix-en-Provence, 11/10-30/12/2001 Bibliographie: - La Galerie des Arts: "Pourquoi Survages ?", 1969, p.17 - Jeanine Warnod, "Survage", 1983, p. 47 Léopold Survage arrive à Paris en août 1909. Les oeuvres de Paul Cézanne et de Paul Gauguin jouent rapidement sur lui un rôle révélateur. Il possède déjà les rythmes de l'un et la spiritualité de l'autre et développe comme chez ces deux maîtres un esprit de synthèse. Cézanne et Gauguin, dira Survage, "...constituent le point de départ de mon activité de peintre". A la lumière traduite par les couleurs du spectre solaire, Cézanne découvre que l'objet ou le corps n'est qu'un porteur de rythmes. Gauguin, en renouant avec les grandes époques spiritualistes, cosmiques aura donné au formalisme plastique un sens de la nécessité d'un contenu spirituel. Rythmes et spiritualité restent dès lors les dominantes de son oeuvre. Il est vain de classer cet artiste dans un courant artistique, tant le style qu'il développe est personnel. Il ne se sent pas cubiste, même s'il tente d'élargir et de compléter ce mouvement. Sa préoccupation première est le rythme, c'est-à-dire l'interférence des lignes de force entre objets qui déterminent la composition. Sur une surface en deux dimensions, il établit un réseau d'objets réunis par le prolongement de leurs contours et de leurs lignes de structure intérieure. De cette organisation naît le rythme qui selon lui, étant un morcellement de l'infini, nous ramène finalement à ce qu'on nomme "la Création du Monde". C'est là le côté cosmique de l'art dont la seule expression possible est la métaphore. Dans "Le Baiser" de 1913, le couple s'imbrique corps et âme. La tête de l'homme dans la continuation de son bras rejoint la chevelure de la femme nue qui boucle le cercle. On ne sait plus qui est qui, sous l'effet de l'éclatement de ces êtres, à la fois unis et morcelés. Le peintre transmet une forte émotion par ces artifices plastiques. Son art, dit-il, "...n'est pas fondé sur les lois optiques mais sur des intuitions brusques, des forces extérieures qui agissent sur nous sans que nous en ayons vraiment conscience". Léopold Survage arrives in Paris in August 1909 and the works of Paul Cézanne and Paul Gauguin rapidly play on his style a revealing influence. He already displays the rhythms of the former and the spirituality of the second and also develops a global approach, as both old masters did. Cézanne and Gauguin, Survage later said, "...are the starting point of my work as a painter". In the light translated into the colours of the solar spectre, Cézanne discovers that body or object is only a carrier of rhythms. Gauguin, by reviving the great spiritualist and cosmic eras, gives to plastic formalism a sense of the need for spirituality. Rhythm and spirituality henceforth prevailed throughout his painting career. It is a vain attempt to try and classify this artist in any movement, given the very personal style of his painting. He doesn't see himself as belonging to Cubism even if he tries to expand and supplement it. His chief concern is rhythm, i.e. the collision and mutual influence between the objects that set up the composition. On a two-dimension plane, he sets up a network of objects united through the extension of both their contours and the lines of their inner structure. From this organisation was given birth to rhythm. According to Survage, rhythm was a parcelling out of the infinite that in the end brigs back to what can be called The Creation Of The World. That here is the cosmic aspect of art, which can only be expressed though metaphor. In "Le Baiser" (1913) the couple fits into each other body and soul. The man's head is set in the continuity of his arm whic

Auktionsarchiv: Los-Nr. 105
Auktion:
Datum:
28.03.2013
Auktionshaus:
Bonhams - Cornette de Saint Cyr
6 Av. Hoche
75008 Paris
Frankreich
info@cornette-saintcyr.com
+33 (0)1 47271124
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