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Auktionsarchiv: Los-Nr. 131

Exceptionnel cartel d'applique de forme rocaille

Schätzpreis
100.000 € - 150.000 €
ca. 131.193 $ - 196.790 $
Zuschlagspreis:
120.000 €
ca. 157.432 $
Auktionsarchiv: Los-Nr. 131

Exceptionnel cartel d'applique de forme rocaille

Schätzpreis
100.000 € - 150.000 €
ca. 131.193 $ - 196.790 $
Zuschlagspreis:
120.000 €
ca. 157.432 $
Beschreibung:

Exceptionnel cartel d'applique de forme rocaille et son socle. Il est en bronze finement ciselé et doré. Le cadran à treize plaques en émail indique les heures en chiffres romains, la plaque centrale signée J.B. Baillon à Paris, la platine également signée de l'horloger, porte le numéro 488. Les côtés sont en marqueterie Boulle d'écaille brune et cuivre à décors de rinceaux et de lambrequins sur des contre-fonds de laiton poli. La partie supérieure est ornée d'un amour sortant de nuées tenant une faux symbolisant le temps; le cadran est surmonté d'un fronton agrémenté d'une coquille se détachant sur un fond repercé en quadrillage à fleurettes, il est encadré par deux larges crosses en volutes ornées de fleurs et feuillages en chutes. Au centre sous le cadran, un mascaron féminin se détache sur fond repercé d'un quadrillage à fleurettes. Il repose sur des pieds cambrés en crosses soulignés de longs feuillages souples en palmettes. Le socle à décor rocaille asymétrique présente en son centre un masque de Borée empanaché surmonté de deux dragons s'affrontant la gueule ouverte. Vers 1745. Par Charles CRESSENT Suspension modifiée. H: 119 - L: 40 - P: 20 cm Vo Vers le milieu des années 1730, Charles Cressent crée un type de cartel à la composition particulièrement aboutie qui devient l'un de ses modèles à succès. Le dessin présente des pieds formés de palmes soulignées de fleurs et un masque féminin coiffé d'une coquille flanqué de motifs de croisillons ajourés. A. Pradère qui dresse la typologie des oeuvres de Cressent, le qualifie de «premier modèle», puis par la suite le sculpteur le déclinera dans un esprit plus rocaille baptisé «second modèle» dont la fabrication sera reprise par les Saint-Germain (voir Charles Cressent sculpteur, ébéniste du Régent, Dijon, 2003, p.176-183). Celui qui nous intéresse particulièrement, le «premier modèle», rencontra immédiatement un immense succès auprès des amateurs du temps et l'ébéniste-sculpteur le déclina à plusieurs reprises en l'associant le plus souvent avec des consoles d'applique lui servant de support, dont il exécuta essentiellement deux variantes. Le premier type figure un lion paraissant surgir de motifs stylisés et semble être stylistiquement le plus ancien; quatre exemplaires de ce type sont actuellement connus dont un appartient aux collections du musée des Arts décoratifs à Paris, tandis qu'un deuxième est conservé au musée du Louvre (voir D. Alcouffe, A. Dion-Tenenbaum et G. Mabille, Les bronzes d'ameublement du Louvre, Dijon, p.68, catalogue n°29); notons qu'une variante, sur laquelle est substituée la figure d'un coq à celle du lion, est répertoriée (voir T. Dell, «The gilt bronze cartel clocks of Charles Cressent», Burlington Magazine, avril 1967, p.213, fig.36). Enfin, le second type de socle est centré d'une tête de Borée soufflant sur ses plumes; c'est ce modèle qui correspond à la composition du cartel que nous proposons et à celui qui fut livré en février 1745 par l'horloger Baillon pour la chambre de la Dauphine au château de Versailles. En effet, en 1745, d'importants préparatifs sont ordonnés au château de Versailles pour meubler les appartements de l'aile du midi destinés au Dauphin et à sa jeune épouse, l'Infante Marie-Thérèse-Raphaëlle d'Espagne. Le 17 février, l'horloger Baillon livre au Garde-meuble de la Couronne une pendule commandée pour la chambre de la Dauphine: «N°42. Une belle pendule en bronze doré d'or moulu faite par Jean-Baptiste Baillon, dont le cadran est d'émail et les aiguilles de bronze doré, portée sur deux consoles accompagnées de palmes, au milieu desquelles est un masque de femme: sur les côtés sont des ornements en mosaïques et deux bouquets de fleurs: le haut est terminé d'un amour tenant de sa main gauche une faux: le pied aussi de bronze doré, orné de rocailles, fleurs, plumes, deux dragons et d'une tête de Borée, haute de 4 pieds avec le pied sur 14 pouces de large» (A.N. O/1/3313, folio 172). Malheureusement la jeune Dauphine meurt l'a

Auktionsarchiv: Los-Nr. 131
Auktion:
Datum:
07.12.2012
Auktionshaus:
Thierry de Maigret
5 rue de Montholon
75009 Paris
Frankreich
contact@thierrydemaigret.com
+33 (0)1 4483 9520
+33 (0)1 4483 9521
Beschreibung:

Exceptionnel cartel d'applique de forme rocaille et son socle. Il est en bronze finement ciselé et doré. Le cadran à treize plaques en émail indique les heures en chiffres romains, la plaque centrale signée J.B. Baillon à Paris, la platine également signée de l'horloger, porte le numéro 488. Les côtés sont en marqueterie Boulle d'écaille brune et cuivre à décors de rinceaux et de lambrequins sur des contre-fonds de laiton poli. La partie supérieure est ornée d'un amour sortant de nuées tenant une faux symbolisant le temps; le cadran est surmonté d'un fronton agrémenté d'une coquille se détachant sur un fond repercé en quadrillage à fleurettes, il est encadré par deux larges crosses en volutes ornées de fleurs et feuillages en chutes. Au centre sous le cadran, un mascaron féminin se détache sur fond repercé d'un quadrillage à fleurettes. Il repose sur des pieds cambrés en crosses soulignés de longs feuillages souples en palmettes. Le socle à décor rocaille asymétrique présente en son centre un masque de Borée empanaché surmonté de deux dragons s'affrontant la gueule ouverte. Vers 1745. Par Charles CRESSENT Suspension modifiée. H: 119 - L: 40 - P: 20 cm Vo Vers le milieu des années 1730, Charles Cressent crée un type de cartel à la composition particulièrement aboutie qui devient l'un de ses modèles à succès. Le dessin présente des pieds formés de palmes soulignées de fleurs et un masque féminin coiffé d'une coquille flanqué de motifs de croisillons ajourés. A. Pradère qui dresse la typologie des oeuvres de Cressent, le qualifie de «premier modèle», puis par la suite le sculpteur le déclinera dans un esprit plus rocaille baptisé «second modèle» dont la fabrication sera reprise par les Saint-Germain (voir Charles Cressent sculpteur, ébéniste du Régent, Dijon, 2003, p.176-183). Celui qui nous intéresse particulièrement, le «premier modèle», rencontra immédiatement un immense succès auprès des amateurs du temps et l'ébéniste-sculpteur le déclina à plusieurs reprises en l'associant le plus souvent avec des consoles d'applique lui servant de support, dont il exécuta essentiellement deux variantes. Le premier type figure un lion paraissant surgir de motifs stylisés et semble être stylistiquement le plus ancien; quatre exemplaires de ce type sont actuellement connus dont un appartient aux collections du musée des Arts décoratifs à Paris, tandis qu'un deuxième est conservé au musée du Louvre (voir D. Alcouffe, A. Dion-Tenenbaum et G. Mabille, Les bronzes d'ameublement du Louvre, Dijon, p.68, catalogue n°29); notons qu'une variante, sur laquelle est substituée la figure d'un coq à celle du lion, est répertoriée (voir T. Dell, «The gilt bronze cartel clocks of Charles Cressent», Burlington Magazine, avril 1967, p.213, fig.36). Enfin, le second type de socle est centré d'une tête de Borée soufflant sur ses plumes; c'est ce modèle qui correspond à la composition du cartel que nous proposons et à celui qui fut livré en février 1745 par l'horloger Baillon pour la chambre de la Dauphine au château de Versailles. En effet, en 1745, d'importants préparatifs sont ordonnés au château de Versailles pour meubler les appartements de l'aile du midi destinés au Dauphin et à sa jeune épouse, l'Infante Marie-Thérèse-Raphaëlle d'Espagne. Le 17 février, l'horloger Baillon livre au Garde-meuble de la Couronne une pendule commandée pour la chambre de la Dauphine: «N°42. Une belle pendule en bronze doré d'or moulu faite par Jean-Baptiste Baillon, dont le cadran est d'émail et les aiguilles de bronze doré, portée sur deux consoles accompagnées de palmes, au milieu desquelles est un masque de femme: sur les côtés sont des ornements en mosaïques et deux bouquets de fleurs: le haut est terminé d'un amour tenant de sa main gauche une faux: le pied aussi de bronze doré, orné de rocailles, fleurs, plumes, deux dragons et d'une tête de Borée, haute de 4 pieds avec le pied sur 14 pouces de large» (A.N. O/1/3313, folio 172). Malheureusement la jeune Dauphine meurt l'a

Auktionsarchiv: Los-Nr. 131
Auktion:
Datum:
07.12.2012
Auktionshaus:
Thierry de Maigret
5 rue de Montholon
75009 Paris
Frankreich
contact@thierrydemaigret.com
+33 (0)1 4483 9520
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