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Auktionspreisarchiv

Auktion: Dessins anciens, tableaux modernes, Bijoux
wurde versteigert am: 9. April 2014
Aktuelle Auktionen Auktionspreisarchiv

Claude GILLOT (1673-1722)

Archiv
Schätzpreis: 40.000 € - 50.000 €
ca. 55.250 $ - 69.062 $
Zuschlagspreis:  58.000 €
ca. 80.112 $
Los-Nr. 2, Aufrufe: 134

Le Portrait d'Arlequin en procureur; scène ajoutée pour Les Bains de la Porte Saint-Bernard Plume et encre de Chine sur traits de crayon noir, lavis de sanguine. Dans un cadre ancien en bois sculpté doré. Haut. 16 - Larg. 21,5 cm Provenance: Ancienne collection du docteur Chauffard. Bibliographie: - J. TONKOVICH, Claude Gillot and the Theatre with a catalogue of drawings, thèse de doctorat, Rutgers, the State University of New-Jersey, 2002, p. 229-232, n° 12; - Émile DACIER, «Gillot», in L. DIMIER, Les Peintres français du XVIIIe siècle, volume I, Paris-Bruxelles, 1928, p. 204, n° 56; - Bernard POPULUS, Claude Gillot catalogue de l'oeuvre gravé, Paris, 1930, p. 200-201, sous le n° 353. OEuvre en rapport: Gravé par Huquier, et titré d'un quatrain: De vôtre peintre, en vain vous prones la Science/Arlequin de son goût nous voyons les fureurs./Peut être voudroit-il prenant votre finance/ Pour nous faire abhorrer nous peindre en procureurs. La scène écrite fut rajoutée à une comédie italienne dont l'auteur est un certain N. de Boisfranc, Les Bains de la Porte Saint-Bernard, jouée aux Italiens en 1696, puis remaniée en 1698. Selon Charles Mazouer, (Le Théâtre d'Arlequin, comédies et comédiens italiens en France au XVIIe siècle, 2002), l'auteur ne serait autre que l'architecte Germain Boffrand Dans les Annales du théâtre italien depuis son origine jusqu'à ce jour, publiées par Antoine d'Origny en 1788, une description d'une représentation, en 1724, précise: «On y a ajouté la scène du Procureur qui, étant dans l'intention d'acheter une charge de Greffier en chef du Parlement, se fit peindre en robe rouge, et qui n'ayant pu traiter de cet Office, refusa de payer le Peintre, sous prétexte que la draperie du portrait n'était pas celle d'un procureur». Le départ des comédiens italiens, ordonné par Louis XIV en 1697, n'empêcha pas le public de continuer à goûter la commedia dell'arte, dont les auteurs français prolongeaient la verve sur les tréteaux de la foire Saint-Laurent et de la foire Saint-Germain. Gillot, avec son trait dansant et léger, retrace à merveille les principales scènes comiques de ce théâtre libre, où les acteurs ne manquaient pas de s'affranchir du texte lorsque leur fantaisie les y poussait. La scène est cependant remarquablement campée entre le peintre en Scaramouche présentant le portrait avec Pierrot, tandis qu'Arlequin ferme le triangle en dénigrant le portrait qu'il réfuta. Gillot s'est plu à reconstituer l'atelier d'un artiste, avec ses étagères où s'alignent des plâtres et des châssis retournés, des dessins punaisés au mur et un tableau pendu à un clou. A gauche, une table sur laquelle est posé le mannequin d'étude, un chevalet avec un croquis ou un chiffon accroché sur un montant, le tabouret sur lequel gît la palette et la canne de l'artiste

Informationen zur Auktion
Auktionshaus: Ferri
Titel: Dessins anciens, tableaux modernes, Bijoux
Auktionsdatum: 09.04.2014
Adresse: Ferri
53, rue de Vivienne
75002 Paris
Frankreich
[email protected] · +33 (0)1 4233 1124 · +33 (0)1 4233 4000