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Auktionsarchiv: Los-Nr. 190

BEN (BENJAMIN VAUTIER DIT) (NE EN 1935)

Schätzpreis
3.000 € - 5.000 €
ca. 4.090 $ - 6.817 $
Zuschlagspreis:
4.891 €
ca. 6.668 $
Auktionsarchiv: Los-Nr. 190

BEN (BENJAMIN VAUTIER DIT) (NE EN 1935)

Schätzpreis
3.000 € - 5.000 €
ca. 4.090 $ - 6.817 $
Zuschlagspreis:
4.891 €
ca. 6.668 $
Beschreibung:

L'ART C'EST DU BLUFF, 1995 Acrylique sur toile Signée et datée au dos 27,5 x 35 cm - 101/2 x 133/4 in. L'authenticité de cette oeuvre nous a été aimablement confirmée par Madame Eva Vautier Cette oeuvre est répertoriée dans les archives de l'artiste sous le numéro 5767 Provenance: - Galerie Bonnier, Genève - Collection particulière, Milan BEN L'ART C'EST DU BLUFF, 1995 Dans la pratique d'un art du «tout à l'égo», Ben Vautier tient une place toute particulière. Acteur incontournable du mouvement Fluxus au début des années 60, Ben côtoya très tôt George Maciunas et ses compères, avec lesquels il réalisa des events qui remettaient en cause la signature artistique, l'économie et le marché de l'art, en déplaçant l'expérience artistique depuis le musée ou le lieu culturel vers le champ social, dans l'espace vécu d'un quotidien partagé par tous. Une photo prise en 1962 montre ainsi Ben assis sur une chaise en plein milieu d'une rue, regardant l'objectif avec un petit air de défi: à ses pieds repose une large pancarte où il est inscrit - de son écriture blanche maintenant mondialement connue - «Regardez-moi cela suffit, je suis art». La photo exprime bien les déplacements qui s'opèrent alors dans l'oeuvre de Ben: la mise en scène du corps de l'artiste devient un langage immédiatement compréhensible et appréhendable par le public de la rue, loin des supposés «spécialistes de l'art», des marchands ou des institutions. Une photo issue d'un autre event de 1963 le montre habillé d'un costume et coiffé d'un chapeau melon, assis à une table, se brossant les dents après avoir mangé un Mystery food, toujours en pleine rue. Autour de lui, les gens rient et expriment par leur attitude une réelle complicité avec l'artiste. On a parlé au sujet de Fluxus du «pouvoir réhabilitant du rire», et les actions de Ben, souvent drôles et d'apparence dérisoire, rendaient aussi au rire sa fonction de contrepouvoir, en désacralisant l'objet d'art, et en le plaçant «en temps réel» dans les contextes sociaux et politiques des années 60, de l'après holocauste et de la guerre froide. A partir de cette époque, Ben va indéfiniment jouer son propre rôle, celui d'un artiste «VRP» de sa carrière, semblant préoccupé par lui-même au point de décliner sa signature jusque sur les couvertures des agendas ou des carnets de croquis qu'on trouve dans tous les Monoprix. Mais ce n'est qu'un aspect très «médiatique» d'une oeuvre qui se révèle bien plus complexe et dynamique, dont la profusion organique témoigne de véritables engagements politiques et dont on a aussi parfois tendance à oublier la grande qualité plastique: l'actuel site internet de l'artiste révèle d'ailleurs à quel point Ben sait jouer de tous les médiums. Une oeuvre qui a donc traversé la deuxième moitié du XXème siècle et le début du nôtre avec une libre insolence, et qui, comme l'écrivait déjà Catherine Millet en 1972, «maintient un état continu de remise en cause». Gaël Charbau

Auktionsarchiv: Los-Nr. 190
Auktion:
Datum:
27.10.2013
Auktionshaus:
SAS Cornette de Saint Cyr
46 avenue Kléber
75116 Paris
Frankreich
[email protected]
+33 (0)1 47271124
Beschreibung:

L'ART C'EST DU BLUFF, 1995 Acrylique sur toile Signée et datée au dos 27,5 x 35 cm - 101/2 x 133/4 in. L'authenticité de cette oeuvre nous a été aimablement confirmée par Madame Eva Vautier Cette oeuvre est répertoriée dans les archives de l'artiste sous le numéro 5767 Provenance: - Galerie Bonnier, Genève - Collection particulière, Milan BEN L'ART C'EST DU BLUFF, 1995 Dans la pratique d'un art du «tout à l'égo», Ben Vautier tient une place toute particulière. Acteur incontournable du mouvement Fluxus au début des années 60, Ben côtoya très tôt George Maciunas et ses compères, avec lesquels il réalisa des events qui remettaient en cause la signature artistique, l'économie et le marché de l'art, en déplaçant l'expérience artistique depuis le musée ou le lieu culturel vers le champ social, dans l'espace vécu d'un quotidien partagé par tous. Une photo prise en 1962 montre ainsi Ben assis sur une chaise en plein milieu d'une rue, regardant l'objectif avec un petit air de défi: à ses pieds repose une large pancarte où il est inscrit - de son écriture blanche maintenant mondialement connue - «Regardez-moi cela suffit, je suis art». La photo exprime bien les déplacements qui s'opèrent alors dans l'oeuvre de Ben: la mise en scène du corps de l'artiste devient un langage immédiatement compréhensible et appréhendable par le public de la rue, loin des supposés «spécialistes de l'art», des marchands ou des institutions. Une photo issue d'un autre event de 1963 le montre habillé d'un costume et coiffé d'un chapeau melon, assis à une table, se brossant les dents après avoir mangé un Mystery food, toujours en pleine rue. Autour de lui, les gens rient et expriment par leur attitude une réelle complicité avec l'artiste. On a parlé au sujet de Fluxus du «pouvoir réhabilitant du rire», et les actions de Ben, souvent drôles et d'apparence dérisoire, rendaient aussi au rire sa fonction de contrepouvoir, en désacralisant l'objet d'art, et en le plaçant «en temps réel» dans les contextes sociaux et politiques des années 60, de l'après holocauste et de la guerre froide. A partir de cette époque, Ben va indéfiniment jouer son propre rôle, celui d'un artiste «VRP» de sa carrière, semblant préoccupé par lui-même au point de décliner sa signature jusque sur les couvertures des agendas ou des carnets de croquis qu'on trouve dans tous les Monoprix. Mais ce n'est qu'un aspect très «médiatique» d'une oeuvre qui se révèle bien plus complexe et dynamique, dont la profusion organique témoigne de véritables engagements politiques et dont on a aussi parfois tendance à oublier la grande qualité plastique: l'actuel site internet de l'artiste révèle d'ailleurs à quel point Ben sait jouer de tous les médiums. Une oeuvre qui a donc traversé la deuxième moitié du XXème siècle et le début du nôtre avec une libre insolence, et qui, comme l'écrivait déjà Catherine Millet en 1972, «maintient un état continu de remise en cause». Gaël Charbau

Auktionsarchiv: Los-Nr. 190
Auktion:
Datum:
27.10.2013
Auktionshaus:
SAS Cornette de Saint Cyr
46 avenue Kléber
75116 Paris
Frankreich
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+33 (0)1 47271124
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